Anthony Godet est né en 1986 dans la région lyonnaise. Il s’intéresse à la photographie à l’âge de 20 ans, après quelques années dans l’univers du graff, c’est du côté de l’image que son intention s’exprime.
Il suit les traces de son père passionné de photographie et ressent un choc déterminant en contemplant la lumière d’un paysage en 2006, en Espagne. A la suite de ce voyage, il entreprend une formation spécialisée, en 2010 à Lyon et rencontre des photographes avec lesquels il entretient une amitié. Il expose régulièrement son travail personnel dès 2013 au Forum des arts et à la chapelle Saint Sauveur, à Saint Malo. En 2014, avec la série, Vestige, durant Le mois de la Photographie à Dol de Bretagne. En 2017, Sous le voile, la Bretagne à la tour Bidouane à Saint Malo. La nécessité de comprendre la photographie dans son état le plus fondamental est très important pour lui. L’expérimentation de l’image argentique, vue comme l’empreinte de la lumière dans le réel, lui permet de découvrir la chambre photographique et c’est son professeur qui lui confie une chambre linhof technika pour déambuler dans les rues de Lyon. A cette période, il prend conscience de l’appétence d’un nouvel apprentissage, avec une chambre dans le sac, il explore années après années, de nouvelles façons de réaliser des images.
« Je doit synchroniser mes gestes autour de chacun outils que j’utilise pour mieux appréhender la notion de temps et d’espace ; chaque moment est pesé, entre les intuitions liées à la lumière et aux formes, ou encore, à l’étude du contraste et du point de vue. »
Depuis 2021, Anthony développe plusieurs pôles de sa photographie, notamment sur le sujet des arbres ou il explore la nature à la recherche d’expressions naturelles, mais aussi « l’humain » sous toutes ces formes, que ce soit en milieu urbain ou rural. Chaque outils que j’utilise me pousse à agir différemment, c’est aussi de cette manière que mes projet se multiplient.
Le Buisson (Lozère – A75)
Ici, sur l’autoroute, des éleveurs se tiennent debout. Contre l’abattage massif des troupeaux, contre des accords qui menacent leur survie, ils défendent plus qu’un métier : le droit d’exister. À travers ces portraits, je n’ai pas voulu montrer la colère. J’ai voulu saisir la dignité dans leurs regards, la solidarité entre leurs mains, cette beauté têtue qui refuse de disparaître. Ce combat est celui de la terre, des bêtes, et de l’avenir de nos paysages. Une France qui ne veut pas perdre ses racines car sans paysans c’est un pays qui a perdu son âme. Merci de regarder avec nous, avec eux. Bon visionnage.
